Politique municipale

Pourquoi se soucier de la représentation des femmes en politique municipale?

 L’Organisation des Nations Unies (ONU) établit à 30 % le minimum requis afin que les intérêts et les préoccupations des femmes soient pris en considération dans les lieux de décision et de pouvoir.

Le secteur de la politique municipale pourrait connaître des améliorations en ce qui a trait à la représentation des femmes en général et des femmes francophones en particulier. En Ontario, toutes catégories linguistiques confondues, les femmes ne constituent qu’approximativement 24 % des personnes élues aux gouvernements municipaux.

S’il y a loin de la coupe aux lèvres en matière de représentation des femmes francophones en politique municipale ontarienne, force est aussi de constater que le nombre peu élevé de décideures francophones (approximativement 2 %) réduit considérablement la capacité des femmes d'infléchir les orientations et les priorités qui se dégagent de la gouvernance municipale. Par conséquent, de nombreuses décisions influençant profondément leur avenir ne tiennent pas compte de leurs besoins ou réalités.

En matière de leadership et de son exercice accru au sein de la gouvernance locale de l’Ontario, les femmes francophones font cependant face à un double défi : celui de combler le déficit en égalité de représentation politique avec les hommes en général, et, de voir leurs besoins et leurs préoccupations (francophones) pris en considération dans un environnement linguistique majoritairement différent (anglophone). 

Pourtant, l'importance d'une participation accrue des femmes francophones à la politique municipale ontarienne est bien connue, et ce, en raison des décisions prises dans des domaines très importants pour elles (emploi, immigration, logement, santé et sécurité publiques, services sociaux, services de garde, etc.). Les administrations municipales ontariennes sont un lieu où les femmes francophones peuvent exercer un pouvoir réel pour assurer leur bien-être en travaillant directement à l'amélioration de leurs conditions de vie.

Pour accroître leur participation, les femmes francophones manquent de ressources adaptées, et, elles éprouvent fréquemment les besoins suivants : soutien pertinent pour les aider à participer aux instances décisionnelles; cercle d'influence et mise en réseau accrus; conditions de participation les favorisant (horaire et durée des réunions; langue, etc.); information et modèles féminins francophones en politique.

 Le pouvoir municipal étant à partager entre toutes les composantes de la communauté francophone ontarienne, toute la diversité des femmes francophones a à y prendre place!

Alors, vous êtes prête?